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Dossiers sur les Kanji


Jeudi 24 mai 2007

Généralités

En japonais, il existe un phénomène qui altère la prononciation des mots composés de deux kanji : on l’appelle rendaku 連濁 ou voisement successif.
Il s’applique comme suit :
- lorsque le second élément commence par une consonne sourde (k, t, h, s), elle devient sonore (respectivement g, d, b/p, z).

En pratique :

o + kawa = 小川 ogawa (ruisseau)

Règles

Attention cependant, car il existe des exceptions :

 

  • Ce phénomène n’existe que pour les prononciations japonaises « Kun »

 

  • Si, avant l’application du
  • 連濁 rendaku, il y a déjà une consonne sourde dans le deuxième composant, il n’y aura pas d’altération. Ex. onna + kotoba = 女言 onnakotoba (langage féminin). On appelle ce principe « Loi de Lyman ».

 

  • Si le premier élément a une syllabe finale commençant par une consonne sourde (k, t, h, s), il n’y aura pas non plus d’altération. Ex. mizu + tama = 水玉 mizutama (goutte d’eau)

 

 

  • Les deux éléments doivent vraiment former un mot unique

 

Attention, ce phénomène n’est pas encore complètement dévoilé et des exceptions peuvent exister.

Prononciations On


Une variante existe pour les prononciations chinoises dites « On » : si le premier composant se termine par un N et que le second commence par une syllabe en H, le h devient un p.

Exemple :

sen + haku = 船舶 senpaku (bateau)

 


Sources :

Du kanji aux mots - Annexes

Wikipédia - Rendaku

Forum Japon

 

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Dimanche 20 mai 2007

Vers le Ve siècle après J-C, la lange japonaise est exclusivement orale. Le besoin d’écrire se faisant ressentir, et les échanges entre Chine et Japon étant nombreux (que ce soit sur le plan économique que sur le thème religieux), c’est naturellement que les sinogrammes vont être adoptés au Japon. D’abord utiles aux moines bouddhistes, pour lire les écrits religieux, ces signes deviennent ainsi l’écriture des plus instruits. Cependant, les caractères chinois présentent plusieurs failles : d’abord, leur nombre, qui réserve l’écriture aux plus fortunés, son apprentissage étant long et fastidieux. Ensuite, si ils sont adaptés à la langue chinoise, le japonais utilise les conjugaisons pour les verbes et les adjectifs, et certaines tournures sont ainsi difficiles à retranscrire.

Ainsi, deux écritures propres au japonais vont se développer :
- les hiragana (en kanji 平仮名), autrefois appelés onnade ("écriture des femmes"), qui représentent chacun une "syllabe" (appelées en linguistique "more") et ont été créés à partir des kanji. Dans ce tableau, on voit à gauche le hiragana et à droite le kanji supposé d'origine.

 

  a i u e o
  う 字
k
s さ 左
t つ 川
n
h
m め 女
y    
r
w  
         

 

(à noter que et ne sont plus usités de nos jours, bien qu'on continue à les apprendre car de nombreux ouvrages anciens les contiennent ; le se prononce "n" et n'est jamais placé en début de mot)
Les hiragana étaient utilisés par les femmes de la cour, qui ignoraient les kanji, leur prononciation dérive assez souvent de la prononciation chinoise de leur kanji d'origine (ex:
計 "kei" devenu け "ke").

- les katakana
(en kanji 片仮名), apparus durant l'ère Heian, qui servirent d'abord aux étudiants bouddhistes, afin de noter la prononciation des caractères chinois :

  a i u e o
  ウ 字
k
s
t チ 千 ツ 川
n
h ハ 八
m ミ 三 メ 女
y    
r
w  
         

(les remarques sont les mêmes que pour les hiragana)


Il a fallu attendre la réforme de 1946 pour que le nombre de kanji utilisés soit fixé à 1850 caractères, que les hiraganas soient désignés pour écrire tous les noms d'orgine japonaise et les katakana les mots étrangers (dans la majorité des cas, dérivés de l'anglais). La liste de kanji officielle a changé plusieurs fois entre la réforme et aujourd'hui : simplification des lectures, de la forme des caractères, ajouts... Finalement, actuellement 1945 kanji sont obligatoires à la fin du cycle scolaire (jôyô kanji 常用漢字) et 284 caractères supplémentaires sont utilisés pour les noms propres (jinmei kanji 人名漢字). Ce qui fait pas moins de 2229 kanji à connaître ! Les kanji non officiels sont également utilisés, mais la prononciation est dans ce cas indiqué au dessus en hiragana : on leur donne alors le nom de "furigana" (振り仮名).
Les professeurs de littérature peuvent connaître jusqu'à 7000 kanji, les meilleurs dictionnaires en rencensent environ 4000, et sur un ordinateur moderne on dispose de 11436 caractères !
Actuellement, on pratique l'art de la calligraphie avec les kanji ou les hiragana, les katakana étant purement utilitaires.
Il existe une autre écriture syllabaire, peu connue, appelée hentaigana 変体仮名 : on l'utilise parfois dans certains restaurants pour donner un style vieilli aux mots, mais les japonais n'en connaissent souvent que quelques uns et déduisent donc le mot du contexte.
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Lundi 14 mai 2007

Ce site a été conçu pour vous permettre l'apprentissage de la plus dure partie de l'écriture japonaise : les kanji. Pour ceux qui s'échoueraient ici sans notions de base, je vous invite sur la désormais fameuse encyclopédie collaborative...

 

Kanji

 

Tous les soirs nous aurons l'occasion de découvrir un nouveau kanji, avec des exemples d'utilisation.

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