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POURQUOI CE BLOG ?

J'apprend le japonais en autodidacte et le manque de site francophones sur les kanji est cruel. Je prend donc l'initiative en vous proposant d'apprendre un kanji par jour, de niveau progressif (suivant la liste officielle). Sens, prononciations et exemples décortiqués pour vous, tous les soirs vers 20 heures ^_^
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Si vous avez un site qui concerne le Japon et que vous souhaitez le voir dans les liens, laissez-moi un petit commentaire en m'expliquant tout ça... un p'tit lien en retour est toujours apprécié dans ce cas ^-^

COMME ON L'A DEMANDE

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Lundi 21 mai 2007
NICHI | JITSU
hi, -bi | ka
soleil | jour


日本
nihon Japon [soleil - origine]
日本語 nihongo la langue japonaise [soleil - origine - langue]
日本人 nihonjin un(e) japonais(e) [soleil - origine - personne]
今日は konnichi wa bonjour [actuel - soleil - ha]
明日 ashita demain [lumineux- jour]
平日 heijitsu dans la semaine [uniforme - jour]

Ce kanji est statistiquement le plus utilisé. Son étymologie est évidente : au départ dessin du soleil, il s'est stylisé pour devenir un kanji carré dans la norme ^__^
Notons que sa prononciation différe suivant sa signification (soleil ou jour), et qu'il possède de nombreuses exceptions... Nous aurons l'occasion d'y revenir.
Pourquoi le Japon est-il
日本 ? L'origine du soleil, le soleil levant voyons... De la Chine, le soleil se levant sur le Japon, on considérait le pays comme celui d'où provenait le soleil.
Apprenez bien ^o^
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Dimanche 20 mai 2007
SEN
kawa, -gawa
rivière, ruisseau, cours d'eau


川口
kawaguchi estuaire, embouchure [cours d'eau - bouche]
小川 ogawa ruisseau [petit - cours d'eau]
天の川 ama no gawa Voie Lactée [ciel - possessif - rivière]
谷川 tanigawa torrent, cours d'eau de montagne [vallée - cours d'eau]

L'étymologie de ce kanji est évidente : c'est la représentation d'un cours d'eau, vu de haut.
Grâce aux kanji, on comprend mieux l'origine de "ama no gawa", la Voie Lactée, qui ressemble pour les Japonais à une "rivière dans le ciel".
Si vous étudiez le japonais, n'oubliez pas d'apprendre les exemples, c'est très utile pour le vocabulaire et la lecture des kanji en milieu hostile (cf le journal =_= )

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Dimanche 20 mai 2007

Vers le Ve siècle après J-C, la lange japonaise est exclusivement orale. Le besoin d’écrire se faisant ressentir, et les échanges entre Chine et Japon étant nombreux (que ce soit sur le plan économique que sur le thème religieux), c’est naturellement que les sinogrammes vont être adoptés au Japon. D’abord utiles aux moines bouddhistes, pour lire les écrits religieux, ces signes deviennent ainsi l’écriture des plus instruits. Cependant, les caractères chinois présentent plusieurs failles : d’abord, leur nombre, qui réserve l’écriture aux plus fortunés, son apprentissage étant long et fastidieux. Ensuite, si ils sont adaptés à la langue chinoise, le japonais utilise les conjugaisons pour les verbes et les adjectifs, et certaines tournures sont ainsi difficiles à retranscrire.

Ainsi, deux écritures propres au japonais vont se développer :
- les hiragana (en kanji 平仮名), autrefois appelés onnade ("écriture des femmes"), qui représentent chacun une "syllabe" (appelées en linguistique "more") et ont été créés à partir des kanji. Dans ce tableau, on voit à gauche le hiragana et à droite le kanji supposé d'origine.

 

  a i u e o
  う 字
k
s さ 左
t つ 川
n
h
m め 女
y    
r
w  
         

 

(à noter que et ne sont plus usités de nos jours, bien qu'on continue à les apprendre car de nombreux ouvrages anciens les contiennent ; le se prononce "n" et n'est jamais placé en début de mot)
Les hiragana étaient utilisés par les femmes de la cour, qui ignoraient les kanji, leur prononciation dérive assez souvent de la prononciation chinoise de leur kanji d'origine (ex:
計 "kei" devenu け "ke").

- les katakana
(en kanji 片仮名), apparus durant l'ère Heian, qui servirent d'abord aux étudiants bouddhistes, afin de noter la prononciation des caractères chinois :

  a i u e o
  ウ 字
k
s
t チ 千 ツ 川
n
h ハ 八
m ミ 三 メ 女
y    
r
w  
         

(les remarques sont les mêmes que pour les hiragana)


Il a fallu attendre la réforme de 1946 pour que le nombre de kanji utilisés soit fixé à 1850 caractères, que les hiraganas soient désignés pour écrire tous les noms d'orgine japonaise et les katakana les mots étrangers (dans la majorité des cas, dérivés de l'anglais). La liste de kanji officielle a changé plusieurs fois entre la réforme et aujourd'hui : simplification des lectures, de la forme des caractères, ajouts... Finalement, actuellement 1945 kanji sont obligatoires à la fin du cycle scolaire (jôyô kanji 常用漢字) et 284 caractères supplémentaires sont utilisés pour les noms propres (jinmei kanji 人名漢字). Ce qui fait pas moins de 2229 kanji à connaître ! Les kanji non officiels sont également utilisés, mais la prononciation est dans ce cas indiqué au dessus en hiragana : on leur donne alors le nom de "furigana" (振り仮名).
Les professeurs de littérature peuvent connaître jusqu'à 7000 kanji, les meilleurs dictionnaires en rencensent environ 4000, et sur un ordinateur moderne on dispose de 11436 caractères !
Actuellement, on pratique l'art de la calligraphie avec les kanji ou les hiragana, les katakana étant purement utilitaires.
Il existe une autre écriture syllabaire, peu connue, appelée hentaigana 変体仮名 : on l'utilise parfois dans certains restaurants pour donner un style vieilli aux mots, mais les japonais n'en connaissent souvent que quelques uns et déduisent donc le mot du contexte.
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